Délégationde Paris

Noël dans nos quartiers. Lieu de fraternité.

Noël. Un enfant est né, la famille s’agrandit et tout le monde se rassemble pour fêter l’heureux événement.

Ce jeudi 20 décembre aussi toute la famille du Secours catholique était réunie rue Dolet.

Un repas de famille, c’est toujours l’occasion de mieux connaître les autres membres de la famille, les différentes branches, les cousins plus ou moins éloignés ; mettre enfin un visage sur un nom souvent entendu, et inversement.

Chacun a sa place, son rôle. Laurent et Régina en hôtes attentifs. Sarah, Rosalyne et Soeur Marie-Renée en maîtresses de maison consciencieuses et tous les autres : Paul, Hélène, Michel, Julien,... les invités, les piliers ou les nouveaux arrivants de la famille. Trois générations, une trentaine de sourires autour d’une table, peu importe le nombre. La table, elle, est dressée pour un festin.

Cacahuètes, foie gras, punch et accras antillais. L’apéritif ouvre les festivités. La salle se remplit de plus en plus, bientôt pleine à craquer. C’est vrai que la famille est grande avec des dizaines de ramifications : bogolan, informatique, emploi, accueil... On discute, on se présente, on découvre l’autre. Joie des retrouvailles, joie de la rencontre.

Saumon, gratin de pommes de terre, bûches. Le repas est déjà terminé. Délicieux. Dans la pièce flottent les sourires, les rires, la satisfaction, l’odeur du café et du thé à la menthe. Et autour de la table, que des visages épanouis, heureux d’être là. C’est un sacré mélange cette famille : Parisiens, Africains de l’est, de l’ouest, du nord, du 20e, du 11e, Provinciaux, Antillais, étudiants, bénévoles, retraîtés, blonds, bruns, châtains, dégarnis, artistes, utopistes, engagés, ceux qui ont du temps à donner, ceux qui n’arrivent pas à en en trouver, sympathisants de passage.... un véritable inventaire à la Prévert.

Lui aussi était de la fête. Enfin, ses textes et sa poésie. Portés par la musique et la belle voix de Maddy, ils se sont mêlés aux effluves de café, de thé à la menthe, aux rires. La famille est devenue public, spectateurs. Tout le monde a fait une pause, même le temps s’est arrêté pour écouter. Et la poésie s’est infiltrée, a imprégné les murs. Les murs du 25, rue Dolet. La maison de notre famille.

Dans ma maison vous viendrez

D’ailleurs ce n’est pas ma maison

Je ne sais pas à qui elle est

Je suis entré comme ça un jour

Il n’y avait personne

Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc

Je suis resté longtemps dans cette maison

Personne n’est venu

Mais tous les jours et tous les jours

Je vous ai attendue (...)

Jacques Prévert

Puis la maison s’est vidée, la famille s’est séparée, chacun de son côté. En se disant qu’on reviendrait dans cette maison qui n’est pas la nôtre, mais où l’on se sent chez soi.

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