Délégationde Paris

Journée mondiale des pauvres : et la clameur des pauvres résonna

Le pape François invitait à célébrer dans toute l’Église la Journée mondiale des pauvres, le 18 novembre. Une invitation à dynamiser dans la durée une charité dans les communautés et associations. Pour la deuxième édition cette année, l’événement se veut à dimension internationale avec une forte implication des diocèses. Des rassemblements sont organisés à Paris, Vienne, Madrid, Santiago.

Journée mondiale des pauvres : et la clameur des pauvres résonna

publié en novembre 2018

Pour cette Journée mondiale des pauvres du 18 novembre 2018, la délégation du Secours Catholique de Paris a souhaité s’associer avec des paroisses de proximité afin de préparer des activités festives en faisant durer la journée… trois jours.

Pour démarrer, vendredi 16 novembre, le diocèse organisait une grande veillée de prière à Montmartre. Ils étaient une quarantaine de veilleurs, reconnaissables à leurs écharpes orange. Témoignages de personnes en situation de précarité, partage, gestes ont rythmé la soirée pour finir par une soupe partagée dans la crypte de la basilique.

À la maison Caritas Alésia (54, rue du Moulin-de-la-Pointe), Henry Jacolin, bénévole référent, a accepté la demande du curé de sa paroisse Saint-Séverin d’organiser la manifestation pour les personnes accueillies prévue à Saint-Séverin, qui avait été désignée par l’archevêque de Paris « paroisse pivot » pour les arrondissements 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

Quatre réunions d’intense préparation pour être prêts le samedi 17 novembre. « Je n’ai pas eu beaucoup de difficultés, car les responsables de paroisses qui ont collaboré dans mon groupe de travail ont joué le jeu tout de suite et se sont beaucoup impliqués », souligne Henry.

Quelle satisfaction pour les organisateurs de voir des personnes accueillies heureuses du programme proposé. « Je tenais à ce que ce soit un programme de qualité. »

La preuve. La journée a commencé par la projection du film de Wim Wenders, « Le Pape François, un homme de parole », au cinéma Saint-Michel. Une centaine de personnes, paroissiens et personnes en situation de pauvreté ont pu assister à ce spectacle de qualité, qui est un voyage initiatique dans l’univers du pape François. Le film s’articule autour de ses idées afin de présenter les réformes et les réponses que le pape propose face à des questions aussi universelles que la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, les inégalités de revenu, le matérialisme ou le rôle de la famille.

Ensuite, à pied, tout le groupe a rejoint le presbytère où l’attendait un très bon repas avec apéritif. Des membres de deux associations, « Cœur du cinq » et « Aux captifs, la libération », se sont joints à l’assemblée.

À chaque table, les participants étaient invités à prendre le temps de se découvrir, à partager un élément marquant du film et ensuite à échanger sur l’appel du pape à transformer l’Église, qu’il appelle à être « pauvre pour les pauvres » dans toutes les communautés locales.

Ce débat dans chaque table, quand il a été amorcé, peut être une prise de conscience que les personnes marquées par la misère ont souvent sur la vie de l’Église une pensée, une réflexion à partager, mais qu’elle reste bien souvent peu considérée. Pour que cette parole se libère, il faut du temps et de la confiance.

La réflexion commune a fait place au divertissement avec un magnifique extrait du concert de chant et violoncelle de Katrin Waldteufel, connue sous le nom d’artiste de « Cello Woman ».

Enfin, pour clore la journée, pratiquement tous les invités se sont retrouvés à l’église pour une prière de louange et d’action de grâce. « Les personnes accueillies ont été ravies de cette journée. Elles se sont senties considérées comme des gens normaux », selon Henry. Mais au-delà de cette manifestation qui a permis de renforcer les liens avec les paroisses, notre bénévole a vraiment perçu la dimension du doyenné dans le domaine caritatif.

Alors pourquoi pas un partenariat ? « Ce n’est qu’une réflexion pour l’instant », conclut Henry.

La Caritas Alésia a été très sollicitée puisque la Maison du 54, rue du Moulin-de-la-Pointe (Paris 13e) accueillait la paroisse Saint-Hippolyte, elle aussi identifiée par le diocèse comme lieu privilégié. Là, c’est l’atelier musique qui a conclu la journée.

Partout à Paris, les équipes du Secours Catholique se sont mobilisées pour la quête impérée du 18 novembre 2018, premier événement de la campagne de fin d’année qui durera jusqu’au 31 décembre…

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